Le cancer du colon

Si on ignore les causes directes de ce type de cancer, il est nécessaire d’enlever les tumeurs bénignes — ou polypes — qui se forment sur la muqueuse du rectum ou du côlon. Bénins au départ, ces polypes peuvent en effet évoluer et devenir malins.

Le tabagisme, comme une forte consommation d’alcool, multiplie par quatre le risque de développer des polypes colorectaux. Une alimentation riche en viande rouge et en graisses saturées, et pauvre en fruits et légumes semble aussi favoriser le cancer du côlon.

L’obésité et une vie sédentaire, le diabète et la dépression sont également considérés comme des facteurs favorisants.

Enfin, l’irritation chronique du côlon, associée à une maladie inflammatoire chronique intestinale peut jouer un rôle.

Les symptômes

Il n’y a le plus souvent aucun signe indicateur hormis, dans certains cas, une sensation de transit anormal, de vidange intestinale incomplète, la présence de sang dans les selles, des selles plus fines que la normale, une gêne abdominale fréquente, une perte de poids inexpliquée et une fatigue chronique.

Le diagnostic

Un examen clinique, qui inclut un toucher rectal, et plusieurs tests permettant de visualiser le côlon seront effectués, dont un lavement baryté (injection d’un produit opaque aux rayons X, la baryte, puis prise de clichés sous différents angles), une sigmoïdoscopie (introduction d une sonde flexible équipée d’une lampe et d’une caméra pour observer la paroi interne du rectum et du côlon inférieur, ou côlon sigmoïde) ou une coloscopie qui permet l’examen de la totalité du côlon.  Passés 50 ans, un dépistage régulier du cancer du côlon est recommandé.

La coloscopie est la méthode la plus efficace. Les polypes qui seraient découverts peuvent être retirés pendant l’examen. Il est également possible de procéder à un prélèvement pour une biopsie.

Les traitements

Pris tôt, ce type de cancer se soigne très bien. La chirurgie est le traitement de première intention pour les stades précoces. Dans les cas les plus avancés, la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie peuvent être combinées de différentes manières.

Chirurgie

Il arrive que l’ablation de la tumeur et des tissus cancéreux environnants suffise. Dans certains cas rares, une colostomie se révèle nécessaire : le côlon est abouché à la peau afin de recueillir les matières fécales dans une poche à l’extérieur de l’abdomen.

Radiothérapie

Des rayons X à haute énergie ciblés sont envoyés pour détruire les tumeurs. La radiothérapie externe utilise un générateur situé en dehors du corps, alors que la radiothérapie interne, ou curiethérapie, consiste à introduire la substance radio-active à l’intérieur ou à proximité de la tumeur sous la forme d’aiguilles ou de fils insérés lors d’une intervention chirurgicale.

Chimiothérapie

Des agents anticancéreux sont administrés par voie orale ou intraveineuse, dans le but de détruire les cellules malignes ou d’empêcher leur multiplication.

Biothérapie

Des anticorps (protéines produites par le système immunitaire pour combattre les corps étrangers) issus de l’ingénierie génétique sont actuellement utilisés pour traiter les cancers du côlon et du rectum métastasés ou propagés à d’autres tissus de l’organisme.

 

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