Le cancer du foie

Il est essentiellement causé par des maladies chroniques comme l’hépatite B ou C, l’hémochromatose ou la cirrhose. Une alimentation déséquilibrée et une consommation excessive d’alcool, qui souvent vont de pair, jouent également un rôle important.

Le foie filtre, stocke et métabolise différentes substances ingérées. Il est particulièrement vulnérable aux toxines qui accroissent le risque de cancer. Mais d’autres substances peuvent aussi se révéler cancérogènes : les stéroïdes anabolisants, le chlorure de vinyle, le dioxyde thorium, l’arsenic ou encore l’aflatoxine, toxine produite par un champignon qui infecte la farine, les cacahuètes, les graines de soja ainsi que les cultures de maïs et de riz en Asie et en Afrique.

Le foie filtrant le sang de tout l’organisme, il arrive enfin que des tumeurs métastasiques l’atteignent depuis un autre organe.

Prévention

Il est important d’avoir une consommation d’alcool modérée — deux verres par jour pour les femmes et trois pour les hommes pour protéger le foie de la cirrhose.

Un verre représente 10 cl de vin à 120, 25 cl de bière à 50 ou 2,5 cl de spiritueux à 450.

Un lien a par ailleurs été établi entre l’hépatite B et le cancer du foie. Voici donc quelques conseils de prévention : quel que soit leur usage, les seringues ne doivent jamais être réutilisées ; le préservatif est vivement recommandé en cas de relations sexuelles avec des partenaires différents ou de suspicion d’hépatite ; dans certains pays, la vaccination des enfants contre l’hépatite B est conseillée.

Les symptômes

Les symptômes sont difficiles à détecter au stade précoce de la maladie, mais des douleurs dans la région supérieure droite de l’abdomen, des ballonnements abdominaux, une perte d’appétit, une sensation de satiété, un état de faiblesse ou de fatigue, des nausées et des vomissements, des urines foncées, des démangeaisons intenses, une jaunisse (ictère) et de la fièvre peuvent apparaître à mesure de son évolution.

En plus d’un examen clinique complet, le médecin prescrit généralement un bilan sanguin, y compris une numération globulaire, afin de vérifier le taux de globules rouges et blancs, de plaquettes et d’hémoglobine. L’imagerie médicale (échographie, scanner ou IRM) permet d’examiner la structure du foie. En cas d’anomalie, on pourra procéder à une biopsie en introduisant une aiguille dans le foie à travers la peau.

Les traitements

Ce type de cancer est difficile à traiter, sauf s’il est découvert à un stade précoce, alors que les symptômes sont encore peu visibles.

La survie du patient peut être améliorée grâce à certains traitements, administrés seuls ou combinés entre eux, associés à une radiothérapie ou une chimiothérapie.

Chirurgie L’ablation de la région cancéreuse ainsi que des tissus et ganglions lymphatiques voisins touchés est la seule intervention chirurgicale efficace pour ce type de cancer.

Cryochirurgie  Cette technique de destruction des tissus malins consiste à geler les tumeurs au moyen d’une sonde métallique.

Alcoolisation  Les cellules cancéreuses sont détruites par des injections d’une sorte d’alcool dans la tumeur maligne du foie.

Biothérapie  Également appelée thérapie par modificateurs de la réponse biologique (MRB), cette approche utilise des moyens biologiques naturels, mais renforcés, modifiés ou détournés de leur rôle habituel pour développer les propres défenses du système immunitaire contre le cancer

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