La cigarette électronique, moins addictive que le tabac

Le vapotage, qu’il implique l’inhalation de nicotine ou pas, présente moins de risque d’addiction que le tabac, ce qui réaffirme l’intérêt de la cigarette électronique dans l’arrêt du tabac tout en prévenant les nombreux symptômes et les retombées d’un sevrage trop brusque. Cet article revient sur les principales conclusions d’une étude menée à ce sujet par les chercheurs du Penn State College of Medicine.

La cigarette électronique, pour un sevrage tabagique moins brutal

Alors que la consommation de cigarettes a diminué ces dernières années En Europe et aux États-Unis, l’utilisation de cigarettes électroniques est en augmentation, en particulier chez les jeunes adultes. Cette augmentation des utilisateurs de la cigarette électronique permet à la communauté scientifique de réaliser des études plus globales et d’aboutir à des conclusions plus représentatives.

Les e-cigarettes comprennent une gamme de dispositifs alimentés par des piles qui chauffent et vaporisent un mélange liquide (ou e-liquide, comme ceux que l’on retrouve ici https://www.vapoclope.fr/877-cigarette-electronique-vaporesso), pouvant contenir de la nicotine, des arômes et d’autres produits chimiques. L’e-liquide vaporisé est ensuite inhalé sous forme d’aérosol. L’utilisation des e-cigarettes est considérée par de nombreux experts comme moins toxique que la cigarette traditionnelle, et pourrait même aider certaines personnes à arrêter de fumer tout en évitant les retombées d’un sevrage tabagique trop brutal. Mais avant d’envisager la cigarette électronique comme un moyen fiable pour conduire vers l’arrêt du tabac, il fallait dans un premier temps évaluer le risque d’addiction. C’est ce qui a motivé les recherches récentes menées au Penn State College of Medicine.

L’e-cigarette : un risque de dépendance nettement plus faible

Un rapport de 2016 du Surgeon General a appelé à plus de recherche sur l’utilisation et l’impact sur la santé des e-cigarettes. À cette fin, les experts de la santé et les autorités gouvernementales de réglementation attendent les premiers résultats de l’étude PATH (Population Assessment of Tobacco and Health), une enquête internationale complète et continue sur la consommation de tabac chez plus de 30 000 jeunes et adultes en Europe et aux Etats-Unis.

Afin de comparer la dépendance à la cigarette et à l’e-cigarette, les chercheurs du Penn State College of Medicine ont analysé les réponses aux enquêtes menées dans le cadre de l’étude PATH. Dans ces réponses, ils ont « isolé » les utilisateurs quotidiens ou quasi quotidiens d’e-cigarettes ou de cigarettes. Sur les 32 320 personnes qui ont répondu à l’enquête, 3 586 répondaient aux critères de l’étude. Parmi ceux-ci, environ 5 % utilisaient exclusivement des e-cigarettes et environ 95 % fumaient exclusivement des cigarettes classiques. Parmi les utilisateurs d’e-cigarettes, 93 % ont déjà fumé des cigarettes régulièrement et environ 7 % ont fait l’expérience de la cigarette.

Par rapport aux fumeurs de cigarettes, les utilisateurs d’e-cigarettes attendaient plus longtemps pour commencer à utiliser leur produit après leur réveil. Ils étaient moins susceptibles de se considérer comme dépendants, d’avoir de fortes envies ou de ressentir les effets du manque. Ils sont également plus réceptifs à l’idée de se passer de leur produit pendant une journée entière.

Les limites de l’étude du Penn State College

Tous les participants inclus dans l’analyse ont été considérés comme dépendants en raison de la régularité de leur utilisation. Mais l’auteur principal de l’étude, Guodong Liu, professeur adjoint en sciences de la santé publique, a déclaré que les résultats indiquaient que les utilisateurs de cigarettes électroniques étaient relativement moins dépendants que les fumeurs.

« Il ne fait aucun doute que les e-cigarettes créent une dépendance, mais pas au même niveau que les cigarettes traditionnelles », a déclaré M. Liu.

Environ 80 % des participants adultes au programme PATH ont également fourni des échantillons de sang et d’urine lors de l’enquête. Le groupe de M. Liu prévoit d’étudier ces données lorsque le National Institute on Drug Abuse les mettra à disposition pour voir si les niveaux de nicotine des participants correspondent à leur dépendance auto-déclarée. Ce sera également la première fois que l’écart entre la consommation tabagique réelle et la consommation déclarée sera mesuré.

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