> COCAÏNE ET CRACK : LES CHIFFRES D'UNE RÉALITÉ FRANÇAISE (1/2)


 

CONSOMMATION DÉCLARÉE DE COCAÏNE

 

> Adultes de 18 à 64 ans, en 2005 [3][32]


L'expérimentation de cocaïne s'observe principalement dans les générations âgées de moins de 45 ans (près de 2% chez les 18-26 ans, 4% chez les 26-44 ans contre 0,4% chez les 45-75 ans). Au moins une fois dans la vie :
4% des hommes.
1,5% des femmes

> Jeunes de 17 ans, en 2005 [2]


Au moins une fois dans la vie :
3% des garçons
2% des filles
Au moins un usage dans les 30 derniers jours :
1,2% des garçons
0,7% des filles

CONSOMMATION DÉCLARÉE DE CRACK

La consommation de crack, très concentrée sur la région parisienne et les départements des Antilles, est beaucoup plus rare que celle de la cocaïne. Moins de 1% (0,7%) des jeunes de 17 ans déclarent avoir expérimenté le crack une fois dans leur vie.


SOINS

Parmi les personnes prises en charge dans les centres spécialisés (en 2003) [4] [7], la cocaïne est à l'origine de 5 à 6% des demandes de soins, dont 2% pour le crack. Elle est souvent présente dans les tableaux de polyconsommation et 11% des personnes prises en charge déclarent en consommer actuellement.


MORTALITE (en 2004) [8]

Quinze décès par surdose de cocaïne ont été recensés par les services de police et de gendarmerie, dont cinq cas consécutifs à l'association de cocaïne et d'autres substances.


Jusqu'en 1995, moins de cinq cas de décès par surdose à la cocaïne étaient recensés chaque année par les services de police et de gendarmerie. Ce nombre est au minimum de dix depuis le début des années 2000.


Le recensement des décès liés à la cocaïne ne repose pas systématiquement sur des analyses toxicologiques. Il est possible que certains décès échappent aux services répressifs. La consommation régulière de cocaïne peut, par exemple, jouer un rôle dans certains décès intervenant à plus ou moins longue échéance mais cet aspect n'est pas mesuré à l'heure actuelle.


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