Cocaine & Dépendance

Inutile d’être chercheur ou spécialiste pour savoir que la cocaïne est un excitant très puissant et qu’elle provoque une très forte dépendance psychique. La cocaïne est la drogue qui créée la plus grande dépendance psychologique.

Crédit photo montage mcgill.ca
Crédit photo montage mcgill.ca

Plusieurs recherches le démontrent: un usager sur 5 de cocaïne tombe dans l’addiction totale. Nous ne sommes pas tous égaux devant la toxicomanie et la dépendance.


Une dépendance plus psychique que physique

Contrairement à ce que l’on peut croire la dépendance n’est pas tant physique mais psychique.

Il est très difficile de stopper une forte consommation tant l’envie et le besoin d’en reprendre sont importants (craving). Le soulagement, même avec la prise d’autres substances palliatives, est très difficile à obtenir.

Si la dépendance à la cocaïne est si rapide c’est aussi parce que l’individu ne ressent vite plus assez les sensations de la drogue et qu’il veut augmenter les doses pour ressentir toujours autant de plaisir.

Aussi, dans le but d’absorber la cocaïne plus rapidement, les sujets se l’injectent par intraveineuse, ce qui augmente le risque d’overdose de manière considérable ainsi que le risque de dépendance. Aussi, elle est inhalée sous forme de fumée ou de vapeur pour en accélérer l’absorption.

La dépendance n’est spécifique à l’espèce humaine

La dépendance à la cocaïne n’est pas propre à l’être humain, comme l’ont établi, en 2004, des chercheurs de l’Inserm: ils ont donné, par voie intraveineuse, de la cocaïne à des souris; 2 à 3 mois plus tard (soit huit années à l’échelle de l’espèce humaine), beaucoup étaient devenues totalement dépendante au produit, voire accros – au point de s’infliger 3 000 coups de museau à travers leur cage dans le seul objectif de sniffer une dose.


Trois phases qui mènent à l’accoutumance de la cocaïne

Réellement, la toxicomanie suit 3 stades.

Le 1er, « récréatif », est ponctué par des prises irrégulières. Le 2ème se caractérise par une absorption régulière et soutenue, voire démesurée, n’empêchant cependant pas de mener une vie sociale « normale ». Durant le 3ème stade , en revanche, « la perte de contrôle est totale ».

La cocaïne envahit l’existence, chaque geste est dicté par la quête active de la drogue, avec toutes les conséquences que cela implique (démission, perte de son travail, violence, prostitution, menaces etc.). Les chercheurs prétendent que pour en arriver en 3ème stade, il faut parfois consommer pendant au moins plusieurs mois, voire des années. Il n’existe pas de prédisposition génétique associée, mais plus une interaction entre 3 critères : la drogue, un environnement favorable et l’histoire personnelle de l’usager.