Les complications de la maladie de la goutte

Les cristaux d’acide urique se déposent principalement au niveau articulaire, mais aussi au niveau des reins qu’ils peuvent endommager de manière plus ou moins importante. Les cristaux se disséminent dans tout le rein ; ils peuvent bloquer la filtration des substances à éliminer dans les urines.

Un quart des goutteux a des complications rénales. Celles-ci ne conduisent qu’exceptionnellement à une insuffisance rénale sévère. L’allopurinol empêche la formation de cristaux dans les reins, ce que ne fait pas un médicament comme la colchicine. Si le médecin ordonne la probénécide, le patient doit boire beau-coup d’eau, car ce produit augmente l’élimination rénale de l’acide urique et peut favoriser la formation de cristaux.

Parfois, les cristaux se rassemblent en petits cailloux dans les reins, les uretères ou la vessie. Ces cailloux ou calculs, ou encore lithiases urinaires, provoquent des coliques néphrétiques.

Environ 10 % des goutteux ont un calcul urinaire; parfois, celui-ci permet la découverte de la maladie goutteuse. C’est pourquoi on vérifie toujours le taux d’acide urique dans le sang d’un patient présentant des calculs urinaires.

En cas de goutte, il faut toujours faire une radio des reins pour dépister un calcul qui n’a pas encore fait parler de lui. Dans les pays chauds, les calculs urinaires, comme complication de la goutte, sont beaucoup plus fréquents que sous nos climats tempérés. La chaleur fait éliminer l’eau au travers de la peau par la sueur ; les urines sont donc plus concentrées, notamment en acide urique. Les calculs se forment ainsi plus facilement.

Les petits calculs peuvent partir par les voies naturelles avec les urines. Parfois, il faut les retirer chirurgicalement. Un traitement régulièrement suivi permet d’éviter la venue de ces complications.

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