Diabète : diagnostic et traitements

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Toute personne présentant des symptômes de diabète ou une prédisposition à la maladie doit vérifier sa glycémie régulièrement. Les adultes de plus de 45 ans devraient faire une analyse glycémique au moins tous les trois ans.

Les patients atteints de diabète de type 1 peuvent perdre du poids malgré une hausse de l’appétit et souffrir de nausées et de vomissements. Le diabète de type 2 peut s’accompagner de troubles de la vision, d’infections ou de plaies lentes à guérir ainsi que de troubles de l’érection pour les hommes.

Enfin, de nombreux individus ne présentent aucun symptôme et ignorent même qu’ils en souffrent car l’évolution de la maladie est assez lente. La plupart des patients qui développent un diabète de type 2 sont en surpoids ou obèses, et peuvent aussi avoir un taux de cholestérol élevé.

Le diabète est confirmé lorsque la glycémie est anormalement élevée, ce que vérifient différentes analyses sanguines. La glycémie à jeun est mesurée après une période de diète d’au moins huit heures, et doit être inférieure à deux reprises à 1,26 g/l (gramme de glucose par litre de sang). Une glycémie située entre 1 g/l et 1,25 g/l est considérée comme anormale (état pré-diabétique). Il est également possible de faire un examen pour contrôler la glycémie à tout moment de la journée, sans être à jeun, et dans ce cas le taux de glucose doit être inférieur à 2 g/l. Une glycémie située entre 1,40 et 1,99 g/l indique un état pré-diabétique.

Le test d’hyperglycémie provoquée orale (HGPO) sert à diagnostiquer le diabète de type 2 lorsque la glycémie à jeun est normale, mais que le doute subsiste. Cet examen est plus précis que la glycémie à jeun, mais est moins pratique à réaliser.

On l’utilise également pour le dépistage du diabète gestationnel.

La glycémie est d’abord mesurée à jeun, puis le patient boit une solution très concentrée en glucose. Des échantillons de sang sont prélevés au cours des deux ou trois heures qui suivent pour mesurer le taux de glucose, qui ne doit jamais dépasser les 2 g/l. Une glycémie située entre 1,40 et 1,99 g/l indique un état pré-diabétique.

Un diabète de type 1 non contrôlé risque d’être associé à un taux élevé d’acétone, substance produite lorsque l’organisme utilise les graisses comme source d’énergie et qui est éliminée ensuite dans les urines. Ce phénomène peut être dangereux voire mortel car il est à l’origine d’une acidose (baisse du pH sanguin). L’acétone est détectée par un simple examen
d’urine à l’aide d’une bandelette réactive. L’analyse d’urine peut également révéler un taux de glucose élevé.

Traitements

Le diabète est une maladie incurable, que l’on peut équilibrer en associant de l’exercice physique, une alimentation adaptée, un contrôle du poids, et des médicaments.

Bien que certains compléments aident à stabiliser la glycémie, ils ne peuvent pas remplacer une alimentation adéquate et un traitement médicamenteux, et ne doivent pas être utilisés sans avis médical. L’auto surveillance permet de s’assurer que la maladie est sous contrôle et que le risque de complications à long terme est réduit.

L’exercice physique régulier aide à perdre du poids et à contrôler la tension artérielle, éléments clés du traitement du diabète. Cependant, il est important de vérifier sa glycémie avant et après une activité physique, et d’avoir quelque chose à manger pour éviter l’hypoglycémie.

Alimentation

Il est important d’éviter les fluctuations en plus ou en moins de la glycémie : bien choisir ses aliments et bien répartir ses repas et ses collations au cours de la journée contribuent à la stabiliser. Un diététicien vous aidera à définir un programme adapté.

Une alimentation pauvre en graisses aidera au maintien des taux de cholestérol et de triglycérides normaux chez les personnes atteintes de diabète de type 2.

Contrôle du poids

Le poids est un enjeu majeur chez les diabétiques de type 2, et certains malades tendent à réduire voire à arrêter leur traitement lorsqu’ils maigrissent. Les régimes draconiens qui préconisent une réduction importante de l’apport calorique doivent être évités. Réduisez plutôt les quantités ingérées, limitez les graisses et faites plus d’exercice.

Exercice

Un minimum de 30 minutes d’exercice physique par jour contribue à contrôler la glycémie et le poids et à réduire la tension artérielle. Mesurez la glycémie avant et après l’effort, et ayez un aliment sucré sur vous au cas où une hypoglycémie surviendrait. Consommez des boissons non sucrées avant, pendant et après votre activité physique.

Insuline

Quatre injections quotidiennes d’insuline sont nécessaires aux personnes souffrant de diabète de type I ainsi que dans certains cas de diabète de type 2. Il est également possible d’utiliser une pompe à insuline qui délivre des doses régulièrement tout au long de la journée au moyen d’un cathéter inséré sous la peau de l’abdomen. Il existe différents types d’insuline, dont I action est plus ou moins longue.

Médicaments

Les hypoglycémiants oraux diminuent le taux de glucose dans le sang dans les cas de diabète de type 2. Ils améliorent la sensibilité de l’organisme à l’insuline dont ils augmentent la production, ou encore ralentissent l’absorption du glucose mais sont déconseillés aux femmes enceintes. Un régime adapté et l’insuline sont plus indiqués pour contrôler un diabète gestationnel.

Compléments

Un déficit en chrome peut altérer la réaction de l’organisme au glucose et à l’Insuline. Le chrome est présent dans des aliments comme le blé complet, le pain de seigle, le foie de bœuf, les pommes de terre, le poivre vert, les œufs, le poulet, la levure de bière, les pommes, le beurre, les panais et la semoule de maïs.

Auto surveillance

Les infections, le stress émotionnel, certains médicaments, et même les différents moments de la journée agissent sur la glycémie. Les diabétiques doivent impérativement effectuer des contrôles à l’aide d’un lecteur de glycémie. Ils pourront ainsi modifier leurs repas, le niveau d’activité et leur traitement en fonction de la mesure obtenue, afin d’éviter les crises provoquées par une glycémie anormale.

Suivi médical

La mesure du taux d’HbA1c (hémoglobine glyquée ou glycosylée) dans le sang permet d’obtenir une moyenne de la glycémie des trois derniers mois. Pour la plupart des diabétiques, ce taux doit être inférieur à 7 %.

Un taux supérieur à 8 % augmente les risques de complications. Cet examen doit être effectué au moins deux fois par an, selon la fréquence du suivi général du patient. Un contrôle strict de la glycémie (avec un taux d’HbA1c inférieur ou égal à 7 %) peut prévenir de nombreuses complications.

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