Diabète insulinodépendant de l’enfant

Le diagnostic du diabète sucré chez l’enfant

La démarche diagnostique est conditionnée par les données de l’anamnèse et de l’examen clinique.

Premier cas, l’enfant connaît depuis deux à trois semaines, en règle générale, de la polyurie, de la polydipsie, une fatigue mal expliquée, une perte de poids; peut-être a-t-il déjà des douleurs abdominales, des nausées, de la somnolence, une obnubilation; entre-t-il en coma?

Chez les nourrissons, le diabète est rare et la symptomatologie n’est pas pathognomonique: c’est une déshydratation plus ou moins prononcée.

Dans ces cas où l’état diabétique et l’anamnèse témoignent de perturbations métaboliques, le diagnostic de diabète sucré est immédiatement confirmé par la glycosurie et le dosage de la glycémie, ainsi que par la présence très probable de corps cétoniques dans les urines.

Second cas, l’enfant est pratiquement asymptomatique. Souvent, c’est à l’occasion d’une glycosurie découverte à l’examen médical scolaire qu’on évoque le diagnostic de diabète sucré. Il convient alors de vérifier la glycémie, de préférence à jeun et post-prandiale, de confirmer en même temps la glycosurie (il s’agit bien de glucose), surtout si le dépistage a été fait par un réactif non spécifique et si le diagnostic demeure douteux, de procéder à une
hyperglycémie.

Reconnaître le diabète non insulinodépendant particulier de l’enfant

Il existe, chez l’enfant, de rares cas d’hyperglycémie non cétosique associée à de l’obésité dans le cadre d’un tableau héréditaire autosomique dominant. Ces enfants ne doivent pas être traités mais surveillés, tant que la situation reste limitée aux perturbations biologiques et que la croissance staturale et pondérale suit une courbe normale.

A cette surveillance clinique s’ajoute une surveillance biologique de la glycémie à jeun et post-prandiale, à intervalles variables selon les sujets et l’évolution constatée.

Pourquoi envisager d’emblée l’insulinothérapie chez l’enfant nouveau diabétique?

Lorsque le diagnostic de diabète sucré est confirmé, il n’y a pas de place pour une autre thérapeutique que l’insuline et les moyens associés.

Les régimes hypoglucidiques, seuls ou associés aux sulfamidés hypoglycémiants ou aux biguanides, n’ont aucune place. La tentation est grande de commencer par un régime puis d’enchaîner par une médication orale, avant de mettre en route l’insuline.Malheureusement, le préjudice pour l’enfant est considérable.

En effet, tôt ou tard, et souvent en quelques jours, ces «mesures» s’avèrent inefficaces et le passage à l’insuline est vécu par l’enfant et ses parents comme une aggravation de l’état diabétique.

De plus, il est clair qu’il y a tout intérêt à commencer l’insulinothérapie le plus vite possible.

Cette couverture exogène des besoins insuliniques de l’enfant préserve, dans une certaine mesure, le petit solde de production insulinique endogène. Celle-ci, plus ou moins sensible aux stimuli physiologiques (les repas), reste disponible pour limiter les pics hyperglycémiques que tout diabétique insulinodépendant connaît à des degrés divers. Les profils glycémiques sont moins «chahutés», la stabilité est améliorée et l’équilibre glycémique est
mieux approché.

 

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