Les différents types de vaccination (infantile ou adulte)

En 1790, le médecin anglais Edward Jenner développe le premier vaccin après avoir remarqué que les paysans contaminés par la vaccine (maladie bovine) contractaient rarement la variole, maladie similaire mais souvent mortelle. Il révolutionne la médecine. Aujourd’hui, les vaccins préviennent plus de 20 maladies infectieuses.

Grâce aux nouvelles connaissances en génétique et en biologie moléculaire, les chercheurs continuent recouvrir les voies respiratoires et effectuées à un mois d’intervalle, à développer de nouveaux vaccins.

Les vaccins, en incitant notre système immunitaire à réagir contre une forme plus légère de la maladie, nous protègent contre celle-ci.

Un vaccin se compose de la forme atténuée d’un microbe (bactérie ou virus), de microbes morts, de toxines inactivées (anatoxines) ou de protéines issues de ces microbes. On parle également d’immunisation.

Une fois le système immunitaire exposé à ces substances, il peut fabriquer des anticorps, protéines chargées de lutter contre les infections et ensuite capables de reconnaître et d’éliminer les formes dangereuses de la maladie.

Avertissement :

La plupart des vaccins contre la grippe sont très sûrs, mais la vaccination est contre- indiquée dans les cas suivants :

  • allergies très sévères aux œufs ;
  • antécédents de réaction aiguë suite à un vaccin antigrippal ou développement d’un syndrome de Guillain-Barré dans les six semaines suivant une vaccination antigrippale.

Vaccination infantile : Faut-il ou non vacciner son enfant ?

Certains parents estiment que les vaccins sont dangereux. Or les bénéfices de la vaccination dépassent largement les risques. Dans de nombreux pays, la plupart des maladies infantiles sont devenues rares grâce aux campagnes de vaccination systématique.

Actuellement, il existe des vaccins contre une douzaine de maladies infantiles, chacun administré suivant un calendrier spécifique. Vous en trouverez ci-dessous une description.

La vaccination devrait faire partie de tout programme de santé infantile. Le médecin traitant aide parents ou responsables d’enfants à établir un calendrier des vaccins qui garantira bonne santé et bien-être tout au long de la vie.
  • HÉPATITE B

Parfois mortelle, surtout pour les jeunes enfants, cette maladie peut causer des lésions graves au foie, pouvant être à l’origine d’une insuffisance hépatique ou d’un cancer. Dans certains pays, comme les États-Unis, c’est le premier vaccin administré à la naissance, mais la France est revenue sur la vaccination systématique.

  • DIPHTÉRIE, TÉTANOS, COQUELUCHE, POLIOMYÉLITE

Maladie mortelle, la diphtérie se caractérise par la formation d’une épaisse membrane grise dans la gorge. Elle finit par gêne la respiration. L’agent responsable de la diphtérie produit également une toxine qui s’accumule dans tout l’organisme.

Le tétanos touche le système nerveux et peut laisser des séquelles irréversibles au niveau de la parole, de la mémoire et des facultés mentales. Il peut également être mortel chez les sujets au système immunitaire affaibli.

La coqueluche est extrêmement dangereuse pour les bébés et les jeunes enfants. Très contagieuse, elle peut provoquer des convulsions, un coma et des lésions cérébrales irréversibles.

La poliomyélite est liée à un virus qui se fixe dans la moelle épinière, pouvant provoquer des paralysies graves et définitives.

Diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite se sont raréfiés dans de nombreux pays grâce à la vaccination systématique effectuée à intervalles réguliers pendant l’enfance. En général, les enfants sont vaccinés contre ces maladies dès l’âge de deux mois, par trois injections effectuées à un mois d’intervalle, suivies d’un premier rappel à l’âge de 18 mois.

  • HÆMOPHILUS INFLUENZAE TYPE B

Cette infection, aussi appelée Rib, est l’une des causes les plus courantes de méningite bactérienne chez l’enfant. Elle peut être à l’origine de cécité, de troubles auditifs, de lésions articulaires ou de lésions cérébrales irréversibles. Le vaccin est administré dès l’âge de deux mois, par trois injections suivies d’un premier rappel à l’âge de 18 mois. Un vaccin contre la méningite à méningocoque est également disponible depuis 2002.

  • INFECTION À PNEUMOCOQUES

Le vaccin antipneumococcique, conseillé aux enfants à risque entre deux mois et cinq ans, contribue à la prévention de la maladie.

La bactérie à l’origine de cette pathologie était la cause d’otites la plus fréquente chez les enfants avant l’introduction du vaccin.

  • HÉPATITE A

Le vaccin contre l’hépatite A est administré après l’âge de 12 mois, dans des cas bien précis. Il n’est pas systématique.

Beaucoup d’enfants peuvent être porteurs de ce virus sans n’en avoir aucun symptôme. Lorsque la maladie est contractée, elle peut, à long terme, causer des lésions graves au foie.

  • ROUGEOLE, OREILLONS, RUBÉOLE

Le vaccin ROR protège les enfants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Il est administré à l’âge de 12 mois avec un rappel effectué entre trois et six ans.

Autrefois, la rougeole était une maladie infantile fréquente en Occident, provoquant parfois des complications comme une inflammation du système nerveux central, des lésions cérébrales irréversibles et pouvant entraîner la mort.

Les oreillons étaient également une maladie courante, susceptible de provoquer des problèmes de stérilité chez les garçons, une encéphalite (inflammation du cerveau d’origine virale), une paralysie ou des convulsions.

La rubéole peut être à l’origine de malformations congénitales graves lorsqu’une femme est infectée pendant la grossesse.

En France, le calendrier vaccinal pour la majorité des enfants comprend un penta vaccin (association des cinq principaux vaccins) et un ROR.

Vaccination de l’adulte

Le système immunitaire adulte est en général efficace, aussi le nombre de vaccins recommandés est limité, et vous en trouverez ci-après les principaux. Cependant, selon les pays, des vaccins supplémentaires peuvent être nécessaires si vous voyagez dans certaines régions du monde. Par exemple, la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée si vous vous rendez dans certaines régions d’Afrique et d’Amérique du Sud.

  • VACCIN CONTRE LA GRIPPE

Chaque année, la vaccination contre la grippe est recommandée aux adultes de 65 ans et plus, aux individus dont le système immunitaire est affaibli (notamment les malades du sida) et à ceux qui souffrent de pathologies cardiaques ou pulmonaires chroniques.

  • VACCIN ANTIPNEUMOCOCCIQUE

Il prévient la pneumonie et est fortement conseillé aux personnes de plus de 65 ans souffrant de pathologies chroniques.

TÉTANOS ET DIPHTÉRIE

Le rappel s’effectue tous les 10 ans, pendant toute la vie.

  • HÉPATITE A ET B

Certaines personnes sont plus exposées aux hépatites A et B et doivent donc être vaccinées. Les groupes à risque comprennent notamment les patients atteints de pathologies hépatiques chroniques, les professionnels de la santé, les toxicomanes utilisant des seringues, les personnes qui voyagent à l’étranger et celles ayant des pratiques sexuelles à risque.

Voir aussi :

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