Embolie pulmonaire

Les plaquettes du sang permettent la coagulation en cas de blessure. Mais parfois, elles s’agglomèrent aux globules rouges et à la fibrine — une protéine — et forment un caillot (thrombus) sans qu’il y ait eu blessure. Si ce thrombus se détache, traverse le cœur jusqu’à une artère pulmonaire et la bouche, on parle d’embolie pulmonaire.

Toute personne présentant de manière soudaine essoufflement, douleur thoracique et toux avec crachat sanglant, nécessite un traitement d urgence, car la mort survient dans l’heure dans environ 10 % des cas.

Causes

Les caillots sanguins peuvent se former dans n’importe quelle veine, mais 90 % de ceux qui posent problème sont situés dans les veines profondes des jambes ou du pelvis — thrombose veineuse profonde (TVP).

Lorsqu’un caillot arrive dans les poumons, il peut se loger dans une artère et entraîner potentiellement une hypertension pulmonaire (surplus de pression sanguine dans les vaisseaux desservant les poumons) ou même la mort.

On pense qu’environ la moitié des gens atteints d’embolie pulmonaire sont prédisposés héréditairement à fabriquer des caillots sanguins. Ceux-ci se forment le plus souvent à la suite d’une longue période d’inactivité ou d’alitement. Les personnes devant rester longtemps assises en voiture, en tram ou en avion encourent un risque important car la circulation sanguine est limitée par ces circonstances.

Chirurgie et traumatisme peuvent blesser une veine, augmentant la probabilité de formation d’un caillot.

Dans de rares cas, l’embolie pulmonaire n’est pas due un caillot, mais à une bulle d air, un amas graisseux ou de cellules tumorales libéré dans le sang.

Prévention

Il est crucial de ne pas rester longtemps alité ou inactif pour prévenir les thromboses. C’est pourquoi on encourage les patients à remarcher rapidement après la chirurgie ou pendant une longue maladie. L’embolie pulmonaire est la troisième cause de mortalité des patients hospitalisés.

Des bas de contention (collants serrés) peuvent favoriser la circulation. Un appareil à compression pneumatique massant les veines de la jambe est utile pour les patients opérés, particulièrement en cas de remplacement de la hanche. De faibles doses d’anticoagulants héparine ou warfarine — protègent les patients à haut risque.

Une perte de poids peut prévenir à la fois embolie pulmonaire et TVP. Une étude de 2005, réalisée à l’hôpital St Joseph Mercy Oakland de Pontiac (Michigan), sur plus de 700 millions de dossiers hospitaliers dans tous les États-Unis, a établi que l’obésité était un facteur de risque, particulièrement pour les moins de 40 ans.

En voiture ou en avion, levez-vous, faites des pauses et marchez toutes les une ou deux heures. L’arrêt du tabac peut aussi réduire la probabilité de caillots.

 Diagnostic

Le médecin commence par revoir les antécédents médicaux du patient et les symptômes. Des radios des poumons pourront écarter les affections aux symptômes similaires.

Un électrocardiogramme (ECG) mesure le pouls et l’activité électrique du cœur. Un examen sanguin spécial estime le taux de D-dimère — sous- produit de la formation de caillot — potentiellement accru par la présence de caillots dans le corps.

D’autres peuvent dépister des maladies héréditaires entraînant la formation de caillots ou mesurer les volumes d oxygène et de dioxyde de carbone sanguins. La scintigraphie de ventilation-perfusion mesure les débits d’air et de sang dans les poumons grâce à l’injection et l’inhalation de substances radioactives.

Le scanner hélicoïdal, test plus rapide et plus sensible, génère des images tri-dimensionnelles des artères pulmonaires en moins de 20 secondes. D’autres tests dépistent les TVP. Un caillot dans une veine profonde de la jambe peut entraîner rougeur, œdème ou douleur à la pression.

Lécho-doppler veineux mesure la circulation sanguine des veines et repère les caillots grâce à des ondes sonores. La phlébographie, moins utilisée, recherche la TVP avec un cathéter en injectant un produit de contraste. Si le patient ne le supporte pas, on peut faire une IRM, très coûteuse, généralement réservée aux femmes enceintes.

Traitements

Ils dépendent de la gravité de la situation.

Traitement thrombolytique

Streptokinase ou activateurs du plasminogène tissulaire (t-PA) sont utilisés pour fragmenter et dissoudre les caillots et sont prescrits s’il existe un risque important de décès ou de complications graves. Ils ne peuvent pas être administrés en cas d’intervention chirurgicale dans les 15 jours précédents, d’accident vasculaire récent, de grossesse ou de problème hémorragique.

Médicaments

Les anticoagulants peuvent être prescrits pendant plusieurs mois. L’héparine est un anti-coagulant injectable en sous-cutané chez soi, nécessitant une surveillance médicale hebdomadaire.

Dispositifs de prévention

La compression pneumatique et les bas de compression contribuent à améliorer la circulation et à empêcher la formation de nouveaux caillots. Les bas peuvent aussi prévenir certaines complications en cas de caillot dans les jambes.

Activité

Évitez de rester longtemps alité ou inactif est essentiel pour avoir une bonne circulation et prévenir les caillots

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