Méningite : qu’est-ce que c’est ?

La méningite ne mérite plus les réactions de peur qu’elle provoquait autrefois. Mais son diagnostic doit rester précoce et son traitement adapté afin d’éviter que les lésions cérébrales soient définitives.

Cette maladie se définit par une inflammation des méninges, c’est-à-dire les membranes recouvrant le cerveau et la moelle épinière (ensemble des nerfs passant à l’intérieur de la colonne vertébrale). Un syndrome méningé est un ensemble de signes cliniques évoquant une lésion des méninges.

Ces membranes sont au nombre de trois : la dure-mère, la plus épaisse, double l’intérieur de la boîte crânienne et de la colonne vertébrale : la pie-mère, fine et délicate, moule le relief de la moelle épinière et du cerveau. L’arachnoïde se situe entre les deux autres ; elle est étroitement liée à la dure-mère par du tissu conjonctif (voir le schéma).

Entre les deux méninges internes pie-mère et arachnoïde — se trouve un espace étroit qui fait tampon entre elles deux lorsque, par malheur, on reçoit un coup sur la tête. Cet espace contient le liquide céphalo-rachidien ou L.C.R., couleur « eau de roche », qui lubrifie la région et protège le cerveau et la moelle épinière de la même façon que le liquide amniotique protège l’enfant dans le ventre de sa mère.

Tous les âges sont touchés par la méningite — les bébés, les adultes jeunes, les gens âgés. Suivant la cause, elle répond bien à un traitement spécifique. L’accès peut durer de quelques jours à plusieurs semaines. L’hospitalisation est indispensable.

Les signes généraux des méningites

Une méningite peut survenir sans prévenir ou être secondaire à une maladie, infectieuse par exemple, ou à une blessure. Les symptômes apparaissent, soit en quelques semaines, soit rapidement en 2 ou 3 heures.

Pendant les prémices de la maladie, l’inflammation des méninges est responsable de l’augmentation de la synthèse de liquide céphalo-rachidien. Mais l’ensemble du système nerveux central est enfermé dans une « coquille » inextensible constituée des os du crâne et de la colonne vertébrale. Il n’y a donc pas de place pour le L.C.R. supplémentaire.

Il en résulte une augmentation de pression au niveau du cerveau et de la moelle. Cela se traduit par des maux de tête et une raideur de la nuque. La lumière fait mal aux yeux, la vision est troublée ou voilée. Le patient a envie de vomir, sa température s’élève et il se sent courbaturé. Une éruption cutanée apparaît parfois.

En même temps que les méninges deviennent de plus en plus inflammatoires, la contracture douloureuse de la nuque augmente fortement. La flexion de la tête sur le cou l’exacerbe encore plus.

Dans les cas graves, la tête est renversée en arrière. Si on lève une jambe du patient allongé sur le dos, il ressent une douleur dans le dos, et involontairement il plie le genou du côté
opposé. Cela est dû à la contraction des muscles de la partie postérieure de la cuisse, provoquée par l’étirement d’un nerf qui part de l’extrémité inférieure de la moelle épinière et descend derrière la jambe.

Les formes sévères de la maladie nécessitent un traitement rapide pour éviter des séquelles, telles que des convulsions, une paralysie des jambes ou des bras, des troubles psychiques ou un coma profond. Parfois, le corps entier devient rigide et, si les nerfs de la face sont atteints, les yeux louchent et une pupille est plus dilatée que l’autre.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here