Comprendre l’obésité

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L’obésité ressemble à une épidémie planétaire : un être humain sur six est en surpoids ou obèse. Elle favorise certaines pathologies telles que le diabète, l’hypertension, l’arthrite, les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux, les pathologies de la vésicule biliaire, les apnées du sommeil, ainsi que d’autres problèmes respiratoires et de nombreuses formes de cancer.

Causes

L’obésité résulte d’une consommation de calories supérieure aux dépenses. Néanmoins, le mécanisme qui régule le poids corporel est encore mal maîtrisé.

Des études portant sur des jumeaux, des enfants adoptés et des familles laissent penser que les facteurs génétiques participent à l’obésité d’un individu à hauteur de 33% des cas. D’autres, réalisées sur une longue période, ont démontré que certains facteurs, comme la catégorie socio-économique (particulièrement pour les femmes), la sédentarité et l’abondance de nourriture industrialisée et de produits de restauration rapide, le stress et les déséquilibres hormonaux sont responsables des deux tiers restants.

Prévention

Consommer des aliments riches en quantité raisonnable et rester actif sont les meilleures façons de prévenir l’obésité. Un équilibre quantitatif entre les calories ingérées et les calories « brûlées » est bien sûr nécessaire : un surplus de 250 calories par jour (soit environ une canette et demie de soda) peut entraîner une prise de poids de 9 kg en un an. Mais souvent, cela ne suffit pas. Concernant le choix des aliments, l’équilibre qualitatif est important.

Diagnostic

Auparavant, des tableaux indiquant des rapports poids/taille servaient à déterminer si une personne souffrait ou non d’obésité. Actuellement, l’indice de masse corporelle (IMC) est jugé plus précis. L’IMC est calculé en divisant le poids en kilos par la taille en mètres au carré. Un IMC entre 25 et 29 indique un surpoids. Au-delà de 29 on parle d’obésité. Plus l’IMC est élevé, plus les risques pour la santé sont importants.

L’IMC n’est pas infaillible. Les personnes ayant une masse musculaire importante peuvent être classées comme étant en surpoids alors qu’elles sont en forme, et inversement, les personnes âgées ayant perdu de la masse musculaire peuvent être considérées comme étant en bonne santé alors qu’elles ne le sont pas.

L’obésité abdominale, plus fréquente chez les hommes et les femmes ménopausées, est plus dangereuse pour la santé que l’accumulation de graisses dans d’autres parties du corps, comme les fesses et les cuisses, et présente un risque accru de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. C’est pourquoi on utilise également la mesure du tour de taille pour déterminer l’obésité. Au-delà de 102 cm pour les hommes et 89 cm pour les femmes, les risques de complications augmentent. La mesure du tour de taille se fait au niveau du nombril.

Traitements

Perdre 10 %, voire 5 % de sa masse corporelle permet de réduire les complications liées à l’obésité. Les personnes atteintes d’une maladie grave doivent consulter un médecin avant de commencer un régime amaigrissant. Les régimes draconiens préconisant un apport journalier de 400 à 800 calories n’ont plus la cote aujourd’hui.

Alimentation

Mangez plus de fruits et de légumes (les normes actuelles recommandent cinq à huit fruits et légumes différents par jour). Réduisez les mauvaises graisses en choisissant des produits laitiers allégés. Remplacez les viandes grasses par du poulet rôti ou grillé sans la peau ou, mieux, par du poisson deux fois par semaine.

Augmentez l’apport en fibres en remplaçant le pain blanc, les céréales et les pâtes par des produits complets. Réduisez ou éliminez les sucres industriels présents dans les biscuits, les sodas et les sucreries. Préférez les aliments cuits de façon simple, non frits, et évitez les plats en sauce. Buvez de l’eau et des boissons sans sucre. Limitez votre consommation de vin à deux verres par jour pour les hommes, et un verre pour les femmes.

Lorsque vous devez manger des produits de restauration rapide, préférez une salade composée aux recettes trop riches et ne consommez pas ou peu de frites. Lisez les étiquettes lorsque vous faites vos courses pour trouver des aliments pauvres en matières grasses et en sucres.

Exercice

Pour plus d’efficacité, les régimes amincissants devront être associés à de l’exercice physique ou à une augmentation de l’activité (pour brûler des calories et limiter les quantités de nourriture ingérée).

Thérapie comportementale

De nombreux programmes d’amincissement comprennent une thérapie comportementale. L’hypnothérapie et la relaxation peuvent également être utiles.

Il a été démontré que les personnes maigrissent plus facilement en suivant une thérapie comportementale associée à un régime et à de l’exercice physique qu’avec un régime et de l’exercice seuls.

Médicaments

La sibutramine est parfois utilisée comme médicament anorexigène (coupe-faim), mais elle risque de provoquer une augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque. Les inhibiteurs des lipases comme l’orlistat empêchent l’absorption des graisses mais ont des effets secondaires.

Chirurgie

La gastroplastie verticale calibrée et le court-circuit gastrique sont deux techniques courantes qui diminuent le volume de l’estomac (les patients mangent moins et la capacité de l’organisme à absorber la nourriture est diminuée).

Ces interventions sont assez sûres mais réservées aux obésités morbides, en cas d’échec des autres traitements.

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