QUE PRÉVOIT LA LOI ?La lutte contre le dopage est codifiée dans le code de la santé publique. Les sportifs sont passibles de sanctions administratives (deux ans de suspension de sa fédération sportive jusqu'à la radiation à vie, en cas de récidive) s'ils sont convaincus de dopage (contrôle antidopage positif). Ces sanctions peuvent être étendues à d'autres fédérations que celle à laquelle le sportif est affilié. Sont punis de sanctions pénales et considérés comme des délits : >> le fait de s'opposer aux opérations de contrôle et de constat des infractions à la loi antidopage (six mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende) ; >> le fait de prescrire, de céder, d'offrir, d'administrer ou d'appliquer à un sportif une substance ou un procédé interdit. Le fait de faciliter l'utilisation de produits dopants ou d'inciter le sportif à leur usage (cinq ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende). Dès lors que ces délits sont commis en bande organisée les peines prévues ci-dessus sont portées à sept ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende. > LES CONTRÔLES ANTIDOPAGEEn France, les résultats des contrôles antidopage montrent que le pourcentage de prélèvements positifs a augmenté entre 1999 et 2004 passant de 3,6% à 4,3% (avec un pic à 6,3% en 2003). Les principaux produits retrouvés sont* : > les corticoïdes 45,6 % > le cannabis 28,1 % > le salbutamol 20,4 % > les stimulants 7,5 % > les stéroïdes anabolisants 7 % * données 2004 > LA LISTE DES SUBSTANCES ET PROCÉDÉS INTERDITSCette liste est régulièrement remise à jour afin de se mettre en conformité avec les réglementations internationales. Pour se procurer les listes officielles, vous pouvez contacter : >> votre fédération sportive ; >> le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative ; >> le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD) ; >> le Comité national olympique et sportif français. |