La rubéole : qu’est-ce que c’est ?

La rubéole est une maladie bénigne de l’enfance et de l’adolescence. Les adultes en sont rarement atteints ou ne s’en aperçoivent pas.

L’infection se transmet par l’intermédiaire de gouttelettes de salive inhalées, contenant des virus. Elles sont projetées dans l’atmosphère par une personne malade lorsqu’elle tousse. Le virus se multiplie silencieusement dans la gorge pendant 16 ou 17 jours (écart maximum : 12 ou 23 jours). Puis il passe dans la circulation sanguine, créant ainsi les symptômes. La période la plus contagieuse se situe pendant la phase de multiplication silencieuse du virus, appelée incubation.

D’abord, la rubéole ressemble à un refroidissement ou à une grippe — catarrhe nasal, toux, éternuement, yeux rouges et une petite fièvre (pas plus de 37,80C). Le lendemain, apparaît une éruption cutanée, d’abord au front et derrière les oreilles, ayant la forme de taches rosées surélevées tendant à se fondre les unes dans les autres. En même temps, des ganglions grossissent au cou, à la nuque et derrière les oreilles. Ils sont plus ou moins douloureux.

L’éruption atteint rapidement les bras, les jambes et la poitrine ; tout le corps est envahi le lendemain, de façon plus ou moins intense suivant les zones. Dans les cas les plus bénins, on distingue à peine l’éruption.

Contagiosité

Elle est maximale avant les premiers symptômes, quand on ne se rend pas compte de la maladie. Quand un enfant est atteint, il faut l’éloigner de l’école tant qu’il ne se sent pas bien. Pour connaître l’attitude à adopter pour ses frères et sœurs vis-à-vis de l’école, prévenez le directeur qui avisera.

Traitement

Il n’en existe aucun de spécifique ; 2 jours de repos au lit suffisent généralement, quel que soit l’âge du patient. Installez-le confortablement et faites-le boire beaucoup pour compenser les pertes liquidiennes dues à la fièvre. Ne le couvrez pas trop. Passez-lui une serviette tiède et humide sur le front pour le rafraîchir. L’aspirine est utile pour faire baisser la température, mais vérifiez le bon dosage auprès de votre médecin, surtout pour les très jeunes enfants. Le sérum physiologique en instillations nasales décongestionne le nez.

La guérison survient en 1 semaine ; le patient peut se lever dès qu’il se sent mieux. Mais il reste contagieux encore une dizaine de jours après le début des signes.

Vaccination

Occasionnellement, les mères exposent leur enfant à la maladie  pour être en règle avec elle. Cette attitude n’a plus de raison d’être aujourd’hui, car la vaccination crée une bonne immunisation contre la rubéole. Étant donné les risques qu’elle fait courir pendant la grossesse, les petites filles doivent être vaccinées avant la puberté, vers 10-11 ans.

Depuis peu, on préconise la vaccination pour tous les enfants beaucoup plus tôt, à 10-15 mois. La vaccination consiste en une injection unique, en général bien supportée. Parfois elle ne prend pas. Il faut donc vérifier son efficacité par un test sanguin, quelques semaines après.

La femme adulte doit se faire vacciner, sous couvert d’une contraception.

Rubéole et grossesse

La seule fois où la rubéole est dangereuse est le cas où une femme enceinte contracte le virus, dangereux pour le fœtus. Les lésions sont plus importantes pendant les 3 premiers mois de la grossesse. Les malformations peuvent être graves, notamment au niveau du cerveau et des yeux. À partir du quatrième mois, le risque devient beaucoup plus faible.

Heureusement, le risque de foetopathie est très faible actuellement, car la plupart des femmes ont eu la rubéole ou ont été vaccinées dans l’enfance. Mais, avant d’avoir des enfants, toute femme devrait s’assurer qu’elle est immunisée contre cette maladie et, au moindre doute, faire une prise de sang. Si la prise de sang montre que vous n’êtes pas immunisée, la vaccination est nécessaire.

Il ne faut la pratiquer que si vous êtes sûre de ne pas être enceinte dans les 3 mois qui suivent, car elle peut être nocive pour le foetus. La femme enceinte ne doit jamais être vaccinée.

Quand une femme enceinte entre en contact avec une personne atteinte de rubéole, le médecin demande toujours une prise de sang. 9 fois sur 10, la femme est déjà immunisée contre la rubéole ; il n’y a aucun danger pour le futur enfant. Dans l’autre cas, il faut surveiller la patiente. Si aucune éruption cutanée n’apparaît après la période d’incubation et si une seconde prise de sang reste négative, le risque de rubéole congénitale pour l’enfant est nul.

Si la mère a la rubéole pendant les 5 premiers mois de la grossesse, le fœtus peut être infecté. Le médecin peut conseiller alors l’interruption de la grossesse.

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