Syndrome de fatigue chronique

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Si les causes de ce syndrome, aussi appelé SFC ou encéphalomyélite myalgique, sont peu connues, l’International Chronic Fatigue Syndrome Study Group, institution rattachée au Center for Disease Control (CDC), le définit comme un état de fatigue persistant pendant six mois ou plus, sans amélioration avec du repos ou de la relaxation, et s’aggravant après des efforts physiques ou mentaux.

Facteurs de risque

II n’existe pas de facteur de risque connu pour Ie SEC. Les femmes sont plus concernées que les hommes, mais il n’est pas prouvé que le sexe soit un facteur de risque.

Causes

L’hypothèse que cette maladie soit provoquée par une infection virale ou par le Chiamydophyla Pneumoniae, germe souvent responsable d’infections respiratoires chez l’homme, est avancée.

Prévention

S’il est impossible de définir un moyen de prévention précis, les personnes atteintes du SFC ont découvert différentes façons de gérer leur maladie, d’atténuer les symptômes et d’éviter les récidives.

L’activité physique est un élément essentiel de tout programme visant à gérer les symptômes du SFC, mais la prudence s’impose. Les exercices seront d’abord légers et augmenteront progressivement en intensité, afin de ne pas aggraver les symptômes.

Réduire le stress

Il faut éviter les situations stressantes, limiter les activités quotidiennes et utiliser régulièrement des techniques de relaxation, comme les exercices respiratoires ou la méditation.

Bien dormir

De bonnes habitudes de sommeil, comme des horaires de lever et de coucher fixes, peuvent atténuer les symptômes du SFC.

Faire régulièrement de l’exercice

Une pratique sportive légère peut soulager les douleurs musculaires et articulaires associées au SFC : yoga, tai chi, aquagym, natation et cyclisme peuvent être utiles.

Hygiène de vie

Ayez une alimentation équilibrée, buvez beaucoup et évitez le tabac, la caféine et l’alcool. Les patients souffrant de SFC devraient cesser de fumer au plus vite.

Diagnostic

La présence d’au moins quatre des huit symptômes suivants suffit à poser le diagnostic de SFC: troubles du sommeil, mal de gorge inexpliqué, perte de mémoire ou difficultés de concentration, ganglions lymphatiques enflés et mous au cou et aux aisselles, douleurs musculaires, douleurs passant d’une articulation à l’autre sans rougeur ni gonflement, maux de tête, fatigue extrême après des exercices légers ou des activités quotidiennes normales.

Douleurs abdominales, douleurs de l’oreille (otalgies), intolérance à l’alcool, douleurs thoraciques, toux, diarrhées, vertiges, nausées, arythmie cardiaque, essoufflement (dyspnée), ballonnements, sécheresse buccale et oculaire, douleurs à la mâchoire, raideur articulaire au lever, sueurs nocturnes, dépression et perte de poids constituent des symptômes complémentaires.

Le médecin doit d’abord écarter l’existence d’autres maladies. La démarche est longue et difficile, elle demande une anamnèse complète, un examen clinique et parfois des analyses. D’autres facteurs pouvant causer la fatigue du patient peuvent être éliminés en posant plusieurs questions.

  • Présentez-vous d’autres facteurs médicaux qui pourraient provoquer un état de fatigue, comme un niveau insuffisant d’hormones thyroïdiennes ou une apnée du sommeil?
  • Prenez-vous des médicaments qui provoquent un état de fatigue?
  • Souffrez-vous d’un cancer ou de toute autre pathologie?
  • Souffrez-vous de problèmes psychologiques, comme la dépression, la schizophrénie ou des troubles du comportement alimentaire ?
  • Souffrez-vous d’un surpoids important ?

Traitements

Les traitements actuels visent uniquement à soulager les symptômes associés au SFC.

La mise au point d’un traitement spécifique est impossible tant que les causes de la maladie ne sont pas identifiées. Cependant, certains traitements tendent à atténuer les symptômes du SFC.

Changements de mode de vie

L’élimination du stress aussi bien physique que psychologique peut aider à rester en forme toute la journée.

Thérapie physique

Un programme d’exercices physiques contribue à améliorer le tonus et à diminuer les douleurs musculaires (voir « Prévention »).

Compléments alimentaires

Des préparations à base d’adénosine monophosphate, de coenzyme Q-10, de germanium, de glutathion, de fer, de sulfate de magnésium, de mélatonine, de NADH, de sélénium, de L-tryptophane, de vitamine B 12, C et A et de zinc semblent améliorer le tonus des patients souffrant du SFC.

Carnitine

Cette substance est importante dans la production d’énergie par l’organisme.

Les compléments de carnitine atténueraient les symptômes du SFC. Certains aliments comme la viande, les produits laitiers, les légumineuses et les avocats en contiennent à l’état naturel.

Antidépresseurs

Les antidépresseurs tricycliques et les inhibiteurs spécifiques de recapture de la sérotonine (ISRS) atténuent la dépression associée au SFC et améliorent le sommeil.

Médicaments antidouleur

Paracétamol, aspirine et ibuprofène sont parfois prescrits afin de faire baisser la fièvre et d’apaiser les douleurs musculaires et articulaires associées au SFC.

Antihistaminiques

Les décongestionnants peuvent être bénéfiques pour les patients présentant des symptômes de pseudo-allergie.

Médicaments pour augmenter la tension

La fiudrocortisone, l’aténolol et la midodrine sont utilisés chez certains patients.

Médicaments contre les troubles du système nerveux

Les vertiges et l’anxiété qui accompagnent parfois le SFC peuvent être traités par des médicaments qui agissent sur le système  nerveux central, comme le clonazépam, le lorazépam et l’alprazolam.

Médecine kampo

Cette thérapie japonaise, à base de plantes médicinales, semble avoir une action efficace sur la fatigue mentale, la fatigue physique et les troubles du sommeil associés au SFC.

Témoignage

Chaque mois, j’avais besoin de prendre plusieurs jours de repos, alors j’ai pris rendez-vous chez mon médecin. J’avais l’impression d’enchaîner grippe sur grippe, et je n’arrivais tout simplement pas à retrouver ma forme d’avant. Il a fallu plusieurs mois pour diagnostiquer un syndrome de fatigue chronique.

Dans le même temps, j’ai fait une dépression car personne ne pouvait me dire ce que j’avais. Le stress émotionnel a fini par devenir insupportable.

Heureusement, mon médecin a pu m’indiquer un groupe de soutien spécifique pour les personnes atteintes du SFC. Les conseils que j’y ai trouvés m’ont aidée à gérer les limites imposées par mon état de santé. J’ai également appris à mieux accepter mon incapacité à avoir une vie active et à faire les choses que je faisais avant.

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