Traitement et prévention de la goutte

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Au cours d’un accès de goutte, le patient doit d’abord se mettre au lit en plaçant
le pied de telle façon qu’il ne touche pas les draps. Il est préférable d’éviter les aliments riches en purines (abats, choux, champignons) et de boire beaucoup : plus de 2 litres d’eau.

Pour les médicaments, on fait appel à un anti-inflammatoire spécifique de la maladie, la colchicine. Très efficace, elle doit être prise avec précaution car elle peut provoquer des diarrhées ; en général, le médecin prescrit une dose importante le premier jour, puis la fait décroître rapidement les jours suivants. D’autres anti-inflammatoires sont efficaces, comme la phénylbutazone ou l’indométacine. Le traitement de l’accès dure le plus souvent de 2 à 3 semaines, parfois plus. Lorsque l’inflammation et la douleur ont disparu, le patient peut recommencer à utiliser l’articulation.

Le traitement

Mais le vrai traitement de la goutte consiste à éviter la survenue de nouvelles crises. C’est le traitement dit « de fond ». Lorsque les crises sont rares — une fois tous les 2 ans — et l’élévation du taux de l’acide urique modérée, un régime pauvre en purines suffit.

Voici les aliments déconseillés :

  • abats : foie, rognons, tripes…
  • anchois, sardines, harengs, et aussi les crustacés,
  • oseille, rhubarbe, choux, épinards, champignons,
  • boissons alcoolisées.

Par contre il faut boire de 2 à 3 litres d’eau par jour dont un demi d’eau de Vichy.

Quand les crises sont plus fréquentes ou l’hyperuricémie importante, on adjoint des médicaments au régime. Le plus utilisé est l’allopurinol. Par son action, il diminue la fabrication d’acide urique par l’organisme ; le taux d’acide urique dans le sang baisse, ce qui empêche la formation et le dépôt de cristaux dans les articulations. Son efficacité dépend de la régularité avec laquelle le patient le prend. En effet, l’arrêt du médicament au bout de quelques mois fait courir le risque de nouveaux accès de goutte ainsi que de complications. L’allopurinol est, en général, bien supporté. Dans de très rares cas, il existe des réactions cutanées.

Un autre groupe de médicaments, comme le probénécide et le sulphinpy-razone, augmente l’élimination urinaire de l’acide urique. Un peu moins puissant que l’allopurinol, ils sont contre-indiqués en cas de problèmes rénaux tels que des calculs.

Lorsque la goutte a pour origine un traitement diurétique, il faut arrêter le médicament en cause et le remplacer par un autre produit. Le risque de goutte disparaît. Parfois, il est nécessaire de continuer le diurétique en cause ; on l’associe alors à l’allopurinol et on surveille le taux d’acide urique dans le sang.

Dans la polyglobulie de Vaquez, la production d’acide urique est augmentée indirectement. On la traite de la même façon que la goutte primitive.

Parfois, les tophi sont gros, inesthétiques et douloureux. On peut les enlever chirurgicalement. Il faut savoir que l’allopurinol diminue leur volume.

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