Troubles du déficit de l’attention

Beaucoup d’enfants sont actifs, agissent et parlent avec impulsivité et ont des difficultés à se concentrer. Lorsque ces caractéristiques sont sévères au point d’affecter la vie scolaire et sociale de l’enfant, elles constituent une classe de pathologies chroniques connues sous le nom de « troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité » (TDA/H).

La reconnaissance du TDA/H a été très controversée partout dans le monde, mais elle est actuellement acceptée par des organismes tels que l’Organisation mondiale de la santé, le Royal College of Psychiatrists et l’American Psychiatric Association.

Il est également admis que le TDA/H persiste à l’âge adulte chez 30 à 65 % des enfants atteints. Les estimations du nombre d’individus souffrant d’un TDA/H varient de 3 à 7 % des enfants d’âge scolaire, et de 2 à 4 % des adultes.

Facteurs de risque

  • Garçons
  • Traumatisme à la naissance
  • Mère ayant consommé de la drogue pendant sa grossesse
  • Antécédents familiaux

Causes

Si les causes du TDA/H sont inconnues, certaines études montrent que ce trouble a un caractère familial. Les garçons sont plus touchés que les filles. Le TDA/H n’est pas causé par une mauvaise éducation, même si certaines méthodes éducatives peuvent l’améliorer ou l’aggraver.

Un faible poids de naissance, le tabagisme ou la consommation de drogues ou d’alcool pendant la grossesse, ainsi que d’autres problèmes en cours de grossesse ont été associés au TDA/H.

Les enfants atteints d’un trouble au déficit de l’attention avec hyperactivité souffrent d’un manque d’attention, sont facilement distraits et ont des difficultés à se concentrer sur leur travail scolaire et à faire leurs devoirs dans les temps.

Des études ont révélé que les neurotransmetteurs — substances chimiques qui transportent les signaux dans le cerveau — se comportent différemment chez les enfants atteints de TDA/H.

L’institution britannique Royal College of Psychiatrists a mis en cause l’alimentation (sucre et additifs alimentaires), ce qui est catégoriquement contesté par certains organismes américains.

Prévention

Il est impossible de prévenir le TDA/H, mais un traitement adéquat contribue à éviter les problèmes scolaires et relationnels.

Faites-vous suivre pendant votre grossesse et supprimez le tabac, l’alcool et les drogues.

Diagnostic

Il n’existe pas de test de dépistage, aussi le diagnostic peut être difficile.

II est établi sur la base des symptômes et l’exclusion d’autres pathologies qui pourraient causer des problèmes similaires.

L’examen clinique comprendra un bilan ophtalmologique et auditif. Le médecin pourra prescrire un bilan sanguin, des examens du cerveau (IRM, scanner) ou encore un électro-encéphalogramme (EEG), dans le but d’écarter d’aurres pathologies, comme un dysfonctionnement de la thyroïde.

Dans deux tiers des cas, le TDA/H est associé à d’autres problèmes, comme la dépression, l’anxiété, les troubles du sommeil et des difficultés d’apprentissage.

En général, le diagnostic n’est pas établi avant l’âge de six ou sept ans.

Il est nécessaire d’interroger parents, enseignants, et autres personnes en contact avec l’enfant. Les symptômes doivent survenir dans différentes situations, être plus sévères que chez d’autres enfants, débuter avant l’âge de sept ans, durer plus de six mois et affecter la vie scolaire, familiale ou sociale de l’enfant.

> Déficit d’attention

Un enfant atteint d’un trouble du déficit de l’attention sans hyperactivité (TDA) présente au moins six des symptômes suivants : difficultés à suivre des instructions, à se concentrer et à faire des projets, tendance à perdre souvent des objets, à se dissiper, à oublier certaines choses et à être distrait, manque d’organisation.

> Hyperactivité/impulsivité

Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDA/H) se caractérise pat au moins six des symptômes suivants: s’agite, court et grimpe partout, ne sait pas jouer tranquillement, répond brusquement, interrompt les autres, ne peut pas rester assis, parle beaucoup et a des difficultés à attendre son tour. Certains enfants présentent aussi bien des symptômes de déficit d’attention que d’hyperactivité/impulsivité.

> TDA/H à l’âge adulte

En général, les adultes atteints de TDAJH ne sont pas hyperactifs mais souffrent de sautes d’humeur, d’une incapacité à terminer des tâches et d’une grande distraction. Certains ont des difficultés à s’organiser, à suivre des instructions, à se rappeler de détails et à se contrôler.

Les symptômes du TDA/H doivent être présents dès l’enfance. Si ce n’est pas le cas, d’autres causes sont à rechercher (dépression, anxiété, dysfonctionnement de la thyroïde ou autres problèmes hormonaux, alcoolisme, toxicomanie, exposition aux toxines ou effets secondaires de certaines plantes médicinales et de médicaments).

Traitements

Une approche en plusieurs volets s’impose.

> Médicaments

Enfants et adultes peuvent recevoir un traitement à base de psychostimulants tels que le méthylphénidate, la dexamphétamine ou les pémolines.

Ils ne soignent pas mais contribuent à atténuer certains symptômes. Aux États-Unis, un nouveau médicament non stimulant, l’atomoxétine, peut également être efficace. Certains antidépresseurs et hypotenseurs peuvent aussi limiter les symptômes.

> Approches comportementales

Les enfants atteints de TDA/H ont besoin d’une éducation cohérente et d’encouragements. Ils doivent être impliqués dans l’élaboration du traitement, notamment les plus grands et les adolescents. Enfants et adultes ont besoin d’apprendre à résoudre les problèmes, à communiquer et à être diplomates pour arriver à gérer leurs symptômes.

Une assistance individuelle et familiale ainsi que des groupes de soutien proposent d’autres stratégies et améliorent l’estime de soi.

> Soutien scolaire

La plupart des enfants atteints de TDA/H sont scolarisés normalement: des encouragements supplémentaires ou une attention particulière, notamment en cas de difficultés d’apprentissage, peuvent se révéler utiles.

> Autres approches

Les sujets atteints de TDA/H doivent vivre dans un environnement bien structuré et s’appuyer sur des outils d’aide à l’organisation (agendas, par exemple).

> Acides gras oméga-3

Selon une étude de l’université d’Oxford publiée dans Paediatrics en 2005, une combinaison d’acides gras oméga-3 et oméga-6 améliore la concentration et le comportement.

Voir aussi :

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here