Les troubles de la vésicule biliaire

La vésicule fait partie du système biliaire qui transporte la bile et d’autres enzymes produites par le foie, la vésicule et le pancréas jusqu’à l’intestin grêle grâce à un réseau de conduits. Elle libère la bile en réponse aux aliments ingérés. Si la bile liquide durcit, des calculs peuvent se former (lithiase) et bloquer les voies biliaires.

Un calcul biliaire peut bloquer le canal cholédoque qui conduit au pancréas, provoquant une inflammation extrêmement douloureuse et dangereuse, la pancréatite.

Plus souvent, les calculs retiennent la bile dans le canal cholédoque, causant une irritation, une pression, et parfois une infection.

La cholécystite aiguë, infection de la vésicule biliaire, provoque une douleur intense dans la région supérieure droite de l’abdomen, souvent suite à un repas copieux, ou parfois pendant la nuit. La douleur s’intensifie rapidement, et peut persister de 30 minutes à plusieurs heures. Des nausées, des vomissements ainsi qu’une douleur thoracique en dessous du sternum l’accompagnent parfois.

Fièvre, frissons, jaunisse (ou ictère, coloration jaune du visage et du blanc des yeux), douleurs persistantes et selles décolorées indiquent que l’inflammation a atteint un stade dangereux, pouvant causer de sérieux dommages à la vésicule biliaire, ou des infections et des lésions au niveau du foie et du pancréas.

Une pratique sportive régulière peut réduire la formation de nouveaux calculs, car elle aide à réguler l’insuline et évite le surpoids.

Causes

Certains facteurs favorisent la formation de calculs biliaires (lithiase biliaire) qui augmentent le taux de cholestérol dans la bile ou entravent la capacité de la vésicule à évacuer la bile.

L’obésité, voire un surpoids modéré, provoque les deux, tout comme un excès d’œstrogène dû à la grossesse, les traitements hormonaux substitutifs, et les contraceptifs oraux. Les femmes sont plus exposées que les hommes.

Les médicaments anti-cholestérol ainsi qu’une perte de poids rapide induisent le foie à sécréter plus de cholestérol. Le jeûne ralentit la vidange de la vésicule biliaire.

La consommation d’alcool et la cirrhose augmentent également les risques.

La cirrhose hépatique, les infections des voies biliaires et les maladies génétiques du sang telles que la drépanocytose, peuvent être à l’origine de calculs pigmentaires (constitués de bilirubine).

Prévention

Il est impossible de prévenir la formation de certains calculs biliaires. De nombreuses personnes sont atteintes de lithiases asymptomatiques non détectées, qui ne leur posent aucun problème.

Dans le cas d’une prédisposition génétique, il faut éviter de consommer de grandes quantités de sucres raffinés. Les fibres solubles telles que le psyllium aident à prévenir la formation de calculs dus à l’excès de cholestérol.

L’hyperinsulinémie (excès d’insuline), également associée à la formation de calculs, peut être contrôlée grâce à une pratique sportive régulière. Une perte de poids et la réduction de la consommation d’aliments gras peuvent contribuer à réduire les complications et la gêne ressentie en cas de calculs biliaires.

Diagnostic

L’examen le plus précis pour cette pathologie est l’échographie : les ondes sonores sont réfléchies par la vésicule biliaire pour révéler la présence et l’emplacement des calculs. On pourra également procéder à un scanner, une radiographie ou une IRM de l’abdomen, Un bilan sanguin peut faire apparaître des signes d’infection, de jaunisse, de pancréatite ou d’obstruction.

Autre outil de diagnostic utilisé, la cholangiopancréatographie endoscopique rétrograde (CPER) : une sonde flexible est introduite par la gorge pour atteindre l’intestin grêle, après injection d’un marqueur (agent colorant) afin que les voies biliaires soient visibles aux rayons X.

Traitements

Lorsque les calculs biliaires sont douloureux, l’ablation chirurgicale peut s’avérer la meilleure solution.

Nutrition

La consommation de glucides non raffinés, comme les céréales complètes, à la place de glucides raffinés, peut être bénéfique.

Exercice

La pratique régulière d’activités physiques peut contribuer à réduire la formation de nouveaux calculs.

Les personnes ayant une prédisposition génétique aux calculs biliaires devraient réduire leur consommation de sucres raffinés (desserts).

Chirurgie

L’opération la plus courante est l’ablation de la vésicule biliaire. Le plus souvent, le fonctionnement des intestins n’en sera pas perturbé, mais environ 1 % des patients développent une diarrhée chronique après l’intervention. En général, le chirurgien procède par coelioscopie : une sonde (coelioscope) flexible équipée d’une lumière et d’une caméra est introduite par une petite incision dans l’abdomen. Une chirurgie à ciel ouvert peut être nécessaire en cas d’infection ou d’obstruction.

Médicaments

Le traitement peut durer des mois, voire des années et ne concerne que la lithiase biliaire. C’est une solution quand l’état de santé du sujet rend l’opération impossible. Les médicaments sont composés d’acides biliaires qui dissolvent les calculs. Un nouveau traitement, encore en phase expérimentale, consiste à injecter un médicament directement dans la vésicule biliaire qui dissout certains calculs en un à trois jours. Mais il doit être utilisé avec prudence car il peut être toxique.

Plantes médicinales

Le mahonia à feuilles de houx (Berberis aquifolium) et le buplèvre chinois (Bupleurum chinense) semblent atténuer l’inflammation de la vésicule et soulager la congestion du foie. L’artichaut (Cynara scolymus), le curcuma (Curcuma longa), le marrube blanc, ou commun (Marrubium vulgare) et les dérivés de soja ont également un effet bénéfique.

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