Tumeurs cérébrales : Qu’est-ce que c’est ?

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Une tumeur cérébrale peut être bénigne — elle ne s’étendra pas à d’autres tissus ou organes — ou cancéreuse, donc potentiellement envahissante. Bien que les tumeurs bénignes, ailleurs dans le corps, soient généralement sans gravité, dans le cerveau, elles peuvent affecter les fonctions cérébrales telles que vision, ouïe, et mémoire en comprimant des tissus.

Facteur de risque

  • Adultes de 40 à 70 ans et enfants de 3 à 12 ans
  • Les hommes sont plus à risque de tumeurs cérébrales, mais les femmes sont plus à risque de méningiome, la plus courante des tumeurs cérébrales bénignes
  • Radiothérapie contre la leucémie
  • Épilepsie
  • Cancer du sein ou du poumon
  • Cancer du système nerveux, côlon ou glandes salivaires
  • Troubles héréditaires rares, tels que neurofibromatose, syndrome de von Hippel-Lindau ou syndrome de Turcot

Que ces tumeurs soient bénignes ou cancéreuses, les symptômes sont similaires : le plus souvent, des maux de tête à répétition, particulièrement douloureux lorsqu’on est allongé.

Les autres symptômes varient selon la localisation de la tumeur : nausée, vertiges, troubles de la vision ou de l’ouïe, troubles du comportement ou difficultés de concentration.

Les tumeurs cérébrales surviennent généralement chez l’adulte entre 40 et 70 ans, et chez l’enfant entre 3 et 12 ans.

Causes

Le cancer débute le plus souvent ailleurs dans le corps avant d’atteindre le cerveau.

On ne connaît pas la cause des tumeurs cérébrales primitives d’origine cérébrale. La radiothérapie de la tête contre la leucémie en augmente le risque.

Les pesticides — dont les anti-puces et anti-tiques — y ont été associés, bien que leur rôle causal ne soit pas prouvé.

On ne sait pas si les téléphones portables, qui émettent des ondes électromagnétiques, accroissent le risque. Dans une étude réalisée sur 1500 personnes par le National

Cancer Institute (Etats-Unis), en 1998, l’incidence de gliome, la plus courante des tumeurs cérébrales cancéreuses, était un peu plus élevé chez les adultes utilisant un portable.

Mais des études plus restreintes, dont une de 1999 par des chercheurs suédois, n’ont rien trouvé. D’autres sont en cours.

Les portables plus anciens, plus puissants que les modèles récents, seraient potentiellement plus dangereux.

Les autres facteurs de risque sont : épilepsie, certains troubles héréditaires rares — tels que neurofibromatose, syndrome de von Hippe Lindau et syndrome de Turcot — antécédents familiaux de cancers du système nerveux, du côlon ou des glandes salivaires.

Prévention

Minimiser l’exposition aux radiations, plomb et polluants chimiques (tels que pesticides) peut réduire le risque. Une étude, publiée dans Epidemiology en 2002, a établi que la prise de multlvitamines lors de la grossesse réduisait de 30 à 40 % chez les enfants le risque de neuroblastome, cancer cérébral de l’enfant.

Diagnostic

Un neurologue peut l’établir sur la base des symptômes et d’un examen neurologique, comprenant tests de réflexes, coordination, sensibilité et force musculaire. On peut de plus faire un scanner ou une IRM pour détecter et localiser des tissus pathologiques, et une ponction lombaire pour rechercher des cellules cancéreuses dans le liquide céphalorachidien. En cas de tumeur, une angiographie cérébrale — radiographie des vaisseaux sanguins du cerveau — permet d’avoir plus de détails sur sa taille et sa localisation.

Une biopsie des tissus anormaux peut déterminer le type de tumeur, et si elle est cancéreuse.

Le prélèvement provient d’une ponction cérébrale, faite lors d’un scanner ou d’une IRM, ou de la tumeur enlevée chirurgicalement. En cas de cancer, on définit le grade et la gravité de la tumeur (voir ci-dessous « A savoir »).

 

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