VIH/Sida : Comprendre le virus du SIDA

Plus de 40 millions d’individus dans le monde sont contaminés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), microorganisme qui met en jeu le pronostic vital. Le VIH peut détruire le système immunitaire humain en attaquant les lymphocytes CD4, ou lymphocytes auxiliaires, essentiels dans la genèse de la réponse immune car ils indiquent aux autres cellules immunes quand détruire une cellule infectée ou anormale.

Le VIH aboutit à une maladie débilitante appelée syndrome immunodéficitaire acquis, ou sida. Incapables de combattre les infections, les malades sont en outre prédisposés à développer certains cancers.

Facteurs de risque

  • Comportement sexuel à risque (rapport non protégé par un préservatif, relations anales ou partenaires sexuels multiples)
  • Injection de drogue en intraveineuse
  • Autre MST
  • Transfusion sanguine antérieure à 1985
  • Nouveau-nés dont la mère est séropositive exposé au VIH en cas de piqûre accidentelle par une aiguille utilisée sur un individu contaminé.

Causes fréquente du Sida

Le virus envahit les lymphocytes CD4 et se reproduit en pénétrant dans l’organisme. Il prend alors le contrôle de ces lymphocytes qu’il empêche de fonctionner correctement. Le nombre de lymphocytes CD4 dans le sang finit par diminuer au point que l’organisme n’est plus en mesure de se protéger et que le système immunitaire devient vulnérable.

Le VIH est contracté dès que le virus passe dans la circulation sanguine.

Il se transmet en cas de contact avec des liquides organiques infectés.

·         Contact sexuel

Le sperme, les sécrétions vaginales et le sang des personnes contaminées contiennent le VIH. La transmission du virus d’un partenaire à l’autre peut se faire par le biais des petites lésions qui surviennent souvent lors de rapports sexuels par voie anale, vaginale ou orale. Ainsi, une déchirure de la marge anale facilitera-t-elle le passage du VIH entre le sperme et le sang. Le virus risque également de pénétrer dans l’organisme lors de rapports oraux, en cas de coupures ou de lésions dans la bouche.

·         Échange de seringues contaminées

Le VIH peut survivre sur la pointe d’une aiguille. Les toxicomanes qui échangent leurs seringues courent donc un risque accru. Quant au personnel hospitalier, il peut être

·         Transfusion sanguine

Dans certaines régions du monde, le processus de dépistage du VIH n’est pas suffisamment fiable et le risque de contracter le virus lors d’une transfusion sanguine est réel.

·         Grossesse, accouchement et allaitement

Les mères enceintes ou allaitantes contaminées peuvent transmettre le virus à leur enfant.

Les risques sont considérablement moindres en cas de traitement dès le début de la grossesse.

Prévention

La prévention contre le VIH et donc contre le sida passe par le respect de certaines précautions.

Avant toute forme de relation sexuelle, les deux partenaires devraient s’informer de leur séropositivité ou non-séropositivité respective.

Utilisés correctement, les préservatifs en latex réduisent le risque de transmission du VIH. Les préservatifs en membrane naturelle, ou en d’autres matières, ne protègent pas.

Les personnes sexuellement actives doivent avoir des pratiques sexuelles sûres. Dans certaines régions du monde, le taux d’infection par le VIH chez les plus de 50 ans augmente par une méconnaissance des facteurs de risque et l’idée que le VIH ne contaminerait que les jeunes.

Les toxicomanes consommateurs de drogues injectées en intraveineuse doivent être traités pour leur addiction et ne doivent en aucun cas échanger les seringues.

La contamination par une autre maladie sexuellement transmissible augmente le risque de contracter le VIH.

Il est donc nécessaire de se soigner, de passer rapidement un test de dépistage du VIH, et de s’abstenir de tout rapport sexuel tant que la MST n’a pas disparu.

Un test de dépistage du VIH doit être systématiquement pratiqué sur les femmes enceintes. En cas de séropositivité, les futures mères doivent être aussitôt traitées pour éviter la transmission au fœtus.

Diagnostic

Les symptômes sont progressifs. La maladie peut être asymptomatique à son stade précoce.

Il n’est pas rare que les personnes infectées se plaignent d’une affection pseudo-grippale persistante (de deux à six semaines) accompagnée de fièvre, vomissements, maux de gorge et maux de tête. Puis des lésions cutanées, des diarrhées, une perte de poids, une fièvre persistante, un manque de souffle (dyspnée), un état de fatigue, des sueurs nocturnes, des migraines récurrentes, une vue brouillée et des ganglions au niveau du cou, des aisselles et de l’aine pourront apparaître.

Le VIH est diagnostiqué par un bilan sanguin au cours duquel on recherche la présence d’anticorps contre le virus dans le sang. Une fois les anticorps identifiés, des tests plus spécifiques confirment l’infection.

Le test de charge virale est important pour évaluer l’étendue de la maladie : on mesure la quantité de VIH dans le sang pour déterminer les options de traitement les mieux adaptées.

Le diagnostic de sida est confirmé si les deux conditions suivantes sont remplies : le nombre de lymphocytes CD4 est inférieur à 200 par mm3 (la quantité normale est de 600 à 1 000 par mm3) ; le patient a développé une pathologie résultant d’un affaiblissement du système immunitaire (certains types de pneumonie, la tuberculose ou le sarcome de Kaposi) ou une infection opportuniste.

Traitements possible pour combattre les effets du VIH

Il n’existe aucun traitement curatif pour le VIH ni pour le sida. Les médecins font tout leur possible pour préserver la qualité de vie et empêcher la réplication du virus.

Le schéma thérapeutique utilisé est le traitement antirétroviral hautement actif (TAHA).

·         Médicaments

Souvent, le traitement consiste en l’association de trois médicaments antirétroviraux ou plus combinés entre eux.

Plusieurs classes de médicaments ont pour but de bloquer la réplication du rétrovirus VIH en empêchant la formation de certaines protéines dont il a besoin pour survivre. Une nouvelle classe d’antirétroviraux, appelés inhibiteurs de fusion, empêche le VIH de se fixer sur les lymphocytes CD4.

·         Méditation et massages

L’association de la méditation et de massages contribuerait à améliorer la qualité de vie, de la même manière qu’une thérapie de groupe centrée sur la santé mentale et la gestion du stress.

·         Plantes médicinales

Même si, à l’heure actuelle, les preuves démontrant l’efficacité de plantes médicinales en termes de traitement du VIH ne sont pas suffisantes, des études, certes limitées, montrent que certaines plantes médicinales chinoises, notamment l’IGM-l et le SH, peuvent apporter des améliorations substantielles en termes de qualité de vie.

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