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HÉROÏNE : LES CHIFFRES D'UNE RÉALITÉ FRANÇAISE (1/2)
CONSOMMATION DÉCLARÉE
> Adultes de 18 à 64 ans, en 2005 [3][32]
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Comme pour les autres drogues illicites, l'expérimentation de l'héroïne dans la population adulte concerne surtout les personnes âgées de moins de 45 ans.
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Au moins une fois dans la vie :
1,3% des hommes.
0,4% des femmes
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> Jeunes de 17 ans, en 2005 [2]
Au moins une fois dans la vie :
0,8% des garçons
0,6% des filles
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Au moins un usage dans les 30 derniers jours :
0,3% des garçons
0,2% des filles
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ESTIMATION DU NOMBRE D'USAGERS D'OPIACÉS ET DE COCAÏNE à PROBLÈMES (EN 1999) [9]
Entre 150 000 et 180 000
(usage nocif et/ou dépendance)
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Ces chiffres sont calculés à partir de données indirectement liées à la consommation : interpellations, décès par surdose, demandes de traitement, etc.
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SOINS
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Parmi les personnes prises en charge dans les centres spécialisés en 2003 [4] [7]
L'héroïne est à l'origine de 35 à 40% des prises en charge car si cette substance n'est consommée actuellement que par un peu plus de 10% des personnes prises en charge, la majeure partie des personnes dépendantes à l'héroïne suit en effet un traitement de substitution à la méthadone ou à la buprénorphine haut dosage et est ainsi suivie dans les centres spécialisés ou en ville.
L'usage détourné (autre que thérapeutique) des traitements de substitution est à l'origine d'environ 8% des demandes de soins.
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Patients vus en médecine de ville en 2003 [24]
En un mois, les médecins exerçant en libéral ont vu un nombre estimé à 97 000 patients de consommateurs d'opiacés
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MORTALITÉ (en 2004) [8] [24]
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Le chiffre des décès liés à la consommation de produits opiacés est difficile à évaluer. Les causes de surmortalité peuvent être multiples : overdoses, transmission du virus du sida ou des hépatites, suicides, accidents, intoxications. En outre, les conséquences à long terme de la consommation d'héroïne ou d'opiacés ne sont actuellement pas connues.
Selon les données dont on dispose :
Les services de police ont enregistré en 2004 trente-sept décès rattachés à une surdose d'héroïne ou d'un autre opiacé. Un chiffre sans doute sous-estimé, car un certain nombre de décès par surdose peuvent ne pas être connus des services répressifs.
Une nette tendance à la baisse est cependant observée depuis 1994, année au cours de laquelle un peu plus de 500 cas de décès par surdose aux opiacés avaient été recensés.
Quatre-vingt-six cas de décès par sida ont été recensés en 2004 chez les consommateurs de drogues utilisant la voie injectable, en grande majorité des consommateurs d'héroïne ou d'opiacés.
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37 décès
rattachés à une surdose d'héroïne ou d'un autre opiacé
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