Arrêter la cigarette : les substituts possibles

Ceux qui désirent arrêter de fumer peuvent choisir entre trois types de substituts nicotiniques. Regardons de plus près les « traitements » possibles. 

cigarette vs cigarette électronique

Les gommes et comprimés sublinguaux

Ils se prennent à la demande quand l’ex-fumeur en ressent le besoin. La gomme doit être mastiquée durant une vingtaine de minutes ; on la conseille surtout aux fumeurs fortement dépendants pour leur permettre de conserver le geste. Le traitement va de six mois à un an.

Le comprimé sublingual agit comme la gomme. Il plaît à ceux qui n’aiment pas le chewing-gum. Placé sous la langue chaque fois que l’envie de fumer apparaît, il fond en 30 minutes.
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Les timbres ou patchs qui libèrent la nicotine en continu

Les gros fumeurs peuvent en appliquer deux ou trois en début de traitement, puis ils réduisent leur nombre et leur dose (15 mg de nicotine pour les plus forts) au fil des trois mois à six mois de prise.

La cigarette électronique

C’est un fait établit : des études démontrent que plus de 70 % de fumeurs réussissent à arrêter de fumer grâce à la cigarette électronique. Ce chiffre peut être réalisé à la seule condition que les fumeurs respectent le dosage leur procurant le même taux de nicotine que leurs cigarettes habituelles.

Aussi, il peut est conseillé de « vapoter » à volonté, tout en ne s’interdisant pas pour autant les cigarettes habituelles. Les fumeurs qui réalisent leur sevrage de cette façon sont ceux qui passent le plus aisément, de la cigarette à la cigarette électronique, et cela en quelques mois (5 à 6 mois en général).

Par la suite, ces e-consommateurs auront envie de diminuer le taux de nicotine de leur e-cigarette et y parviendront progressivement pour la plupart d’entre eux.

Pour Valérie, gérante de la boutique d’e-liquide Pauseclopes « 90% de nos clients nous indiquent qu’ils ne consomment plus la cigarette classique et retrouvent le goût des aliments et un meilleur souffle ».

La cigarette électronique nécessite encore un peu de recul quant aux effets à long termes … Mais d’une certaine manière, n’est-elle pas dans tous les cas, une meilleure alternative à la cigarette ?  Nous pensons que si.

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Quand ça ne suffit pas…

Un médicament de la famille des anti-dépresseurs, le Zyban@ (bupropion), est prescrit avec parcimonie et en fonction de l’état physique et psychologique du patient. Dépourvu de nicotine, ce traitement peut être combiné avec les substituts nicotiniques.

Mais le traitement médicamenteux n’est que la première étape du sevrage. Il procure une réserve de temps comprise entre trois et six mois pour se débarrasser de la dépendance physique et aborder les deux autres dépendances, psychologique et comportementale.

C’est là tout un travail de reconstruction durant lequel l’ex-fumeur doit réapprendre à gérer ses comportements et ses émotions sans la cigarette.

D’où la nécessité des consultations mensuelles. L’ex-fumeur y trouve une écoute, des conseils (faire du sport, écouter de la musique dans sa voiture, se relaxer) et surtout une relation de confiance avec le tabacologue.

Sans compter les nouvelles préoccupations qui peuvent surgir dans les mois suivant l’arrêt du tabac, comme la prise de poids.

Environ deux tiers des ex-fumeurs vont prendre quelques kilos dans les six mois qui suivent l’arrêt. Quelques simples ‘ajustements » diététiques peuvent aider à limiter cette prise, puis à retrouver sa ligne.

Et certaines unités tabacologiques disposent de diététiciennes qui reçoivent une fois par semaine.

« L’arrêt du tabac nécessite beaucoup d’énergie et de temps, rappelle le Dr Alpaguy-Souchot. Nous pouvons voir nos Patients pendant deux ou trois ans, voire davantage. D’autres reviennent après une récidive, mais se connaissant mieux, ils sont mieux armés pour arrêter. »

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