Épilepsie : qu’est-ce que c’est ?

épilepsie

L’épilepsie touche, sous ses formes diverses, plus de 5oo ooo personnes en France. Ses manifestations les plus spectaculaires ont conduit, dans le passé, à considérer l’épilepsie comme une maladie mentale. Malgré ses zones d’ombre, l’épilepsie est mieux connue, aussi bien dans ses causes et son diagnostic que dans les thérapeutiques possibles.

Qu’est-ce que l’épilepsie ?

Sous le terme générique d’épilepsie, se cachent en réalité plusieurs pathologies, parfois assez différentes. Sous toutes ses formes, cependant, l’épilepsie est une maladie neurologique, provoquée par des anomalies au niveau de l’activité électrique de certaines cellules du cerveau. Les crises, qui caractérisent la maladie, surviennent sans prévenir. C’est donc à juste titre que le mot a été formé, à partir d’un terme grec qui signifie “prendre par surprise”.

Qu’est-ce qui cause l’épilepsie ?

Il existe trois catégories d’épilepsie. Chacune d’entre elles a des origines différentes.

L’épilepsie symptomatique est la plus simple à diagnostiquer. Elle provient en effet d’une lésion cérébrale qu’il est possible d’identifier. Cette lésion peut avoir elle-même des causes diverses. Elle peut être due à un traumatisme crânien, à une tumeur ou encore à un accident vasculaire cérébral. Ce type d’épilepsie est le plus fréquent.

Dans le cas d’une épilepsie idiopathique, l’affection peut être d’origine génétique. Ce qui ne signifie pas, d’ailleurs, qu’elle soit considérée comme une pathologie héréditaire. Sa transmission obéit en effet à des règles complexes.

Quant à l’épilepsie cryptogénique, son origine, bien que parfois suspectée, ne peut être mise en évidence avec les moyens médicaux actuels.

Quels sont les symptômes ?

Le symptôme majeur de l’épilepsie est ce qu’il est convenu d’appeler la crise. Il en existe deux sortes principales.

Il peut d’abord s’agir de crises partielles, qui résultent d’une activité électrique anormale d’une zone précise du cerveau. C’est le type de crise le plus souvent observé en cas d’épilepsie symptomatique ou cryptogénique. En fonction de la partie du cerveau touchée, la crise partielle se subdivise elle-même en deux catégories distinctes. Si la crise partielle est simple, le patient ne perd pas conscience. Cette crise se traduit par des manifestations diverses, parfois étranges. La personne peut sentir des picotements, entendre des sons ou voir des images, elle peut être atteinte de troubles de la motricité ou du comportement. La crise partielle est dite complexe quand le patient subit une altération de la conscience ou même perd connaissance. Ces crises partielles atteignent le plus souvent les adultes.

Les crises généralisées résultent d’une anomalie de l’activité électrique de l’ensemble du cerveau. Elles se divisent, elles aussi, en plusieurs types. La crise tonico-clonique, partagée en deux phases, est la plus spectaculaire mais pas la plus fréquente des crises. Cette crise, que les anciens appelaient le “grand mal”, se manifeste notamment par une perte de conscience, une raideur et des secousses musculaires convulsives, ainsi que la production de bave à la commissure des lèvres. En cas de crise myoclonique, le patient, qui peut garder toute sa conscience, subit de brèves contractions musculaires. Si le patient adulte souffre d’une épilepsie idiopathique, celle-ci sera presque toujours généralisée. Les crises touchant les enfants peuvent se traduire par d’autres signes cliniques.

Comment réagir en cas de crise ?

Une crise d’épilepsie peut être impressionnante, aussi faut-il d’abord s’efforcer de garder son calme. N’essayez pas de déplacer le patient, mais installez-le, si c’est possible, dans ce qu’on appelle la position latérale de sécurité.

La tête doit être protégée, par un coussin ou un vêtement, des chocs provoqués par de possibles convulsions. Pensez encore à écarter de la personne tout objet pouvant occasionner des blessures.

N’oubliez pas non plus de relâcher l’emprise des vêtements, en défaisant les boutons par exemple ou en desserrant la ceinture. Si la personne en porte, enlevez-lui ses lunettes. Durant toute la durée de la crise, gardez-vous de rien mettre dans la bouche du patient ou de le faire boire. Si vous y pensez, notez l’heure du début de la crise. Cette indication pourra se révéler utile.

Quels sont les traitements ?

Il en existe de plusieurs sortes. Le traitement le plus fréquent consiste en la prise de certains médicaments. Dans de nombreux cas, ils parviennent à diminuer la fréquence et l’intensité des crises. Ils peuvent même arriver à les supprimer. Ce traitement médicamenteux est efficace pour près des trois quarts des épilepsies. Son efficience dépend cependant du mode de vie du patient, qui doit notamment veiller à la qualité de son sommeil et éviter la prise de certains médicaments, qui peuvent favoriser la survenue des crises épileptiques. La prise régulière du traitement, ajoutée à un suivi adapté du patient, sont d’autres conditions essentielles du succès de cette thérapeutique.

De même, certains actes chirurgicaux peuvent traiter l’épilepsie. En retirant la tumeur qui provoquait l’affection, le chirurgien peut faire disparaître la maladie. En dehors de l’épilepsie symptomatique, d’autres opérations, comme la stimulation du nerf vague, permettent d’obtenir d’excellents résultats.

Comment prévenir les crises ?

Sachant que certaines crises d’épilepsie peuvent survenir, par exemple, à la suite d’un traumatisme crânien, il convient de prendre les précautions de sécurité qui s’imposent quand on prend la route ou quand on pratique un sport présentant certains risques.

Dans certains cas, la crise peut être provoquée par des situations ou des événements. Ce peut être le cas du stress, d’une émotion violente, d’un manque de sommeil ou encore d’une pratique sportive trop intense. Il faut cependant rappeler que, bien souvent, il est impossible de rattacher la crise d’épilepsie à un déclencheur quelconque.

Une bonne hygiène de vie joue également un rôle dans la prévention des crises. Une alimentation équilibrée et une consommation d’alcool modérée seraient, à cet égard, des précautions indispensables.

Un autre type de prévention des crises est envisagé aujourd’hui. En résumé, il s’agirait d’implanter dans le cerveau des dispositifs qui permettraient d’enregistrer son activité électrique. Il serait alors possible de voir apparaître les signes avant-coureurs de la crise. Dans ce cas, les chercheurs pensent que l’envoi au cerveau d’un signal puissant, de nature sensorielle, serait de nature à entraver la crise.

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