Les stimulants sexuels peuvent-ils créer de la dépendance ?

Nous vivons dans une époque hyper sexualisée. On nous exhorte dans tous les domaines, à ne pas être moyens, à nous dépasser. La sexualité n’est pas épargnée. Les images renvoyées par la publicité et la pornographie nous renvoient des corps parfaits, des performances que l’on banalise.

Face à l’inquiétude masculine : La prise de médicaments ou de compléments alimentaires.

Tous les hommes qui sont confrontés à ces images, y compris les plus jeunes, pensent qu’il faut réaliser des prouesses et ne voient la sexualité que comme un enchaînement de gestes et de positions. L’angoisse nait alors sur différents sujets : La taille du pénis, mais aussi et surtout, le fait de toujours « assurer » en toutes circonstances, quitte à devoir se faire aider. Viagra, Cialis, compléments alimentaires, tout est bon pour obtenir des résultats et des érections de qualité.

Mais que risque-t-on à ingérer ces différentes substances ? Presque tous les hommes sont, un jour ou l’autre, confrontés à la célèbre et redoutée « panne ». Elle peut être expliquée par de nombreux facteurs : Période de stress, très grande fatigue, baisse de libido à un moment donné, prise de médicaments, pathologies…et anxiété. Anxiété de ne pas « être à la hauteur ».

Attention : Dépendance !

D’après de nombreux médecins, la prise de Viagra, de Cialis, mais aussi d’anabolisants, se banalise, même chez les plus jeunes. Ces derniers essaient, « pour voir ». Mais ils tombent souvent dans un engrenage. La performance d’un jour doit être répétée. Alors, on prend une petite pilule bleue plus régulièrement, on essaie de trouver des alternatives sur Internet, sur des sites qui n’ont rien de médicaux. L’accoutumance devient alors psychologique et les dégâts sur l’organisme peuvent être graves.

Que faire face à la dépendance aux stimulants sexuels ?

Il faut d’abord en parler. Expliquer la cause pour laquelle on en est venus à prendre ce premier produit. Ne pas mentir sur la dose que l’on prend, sur la fréquence. Les risques encourus sont multiples en fonction des produits. Si le Viagra et le Cialis peuvent être pris occasionnellement, sous prescription et suivi médical, par des hommes ayant besoin de ces médicaments, leur prise n’est pas anodine. Ils ne doivent pas, par exemple, être pris en cas de problème cardiaque et la multiplication des prises peut générer de violents maux de tête, selon certains utilisateurs. La prise d’anabolisants entraine, quant à elle, une insuffisance cardiaque, de la dépression, de l’agressivité, l’apparition de cancers et provoque l’infertilité.

Revoir sa vision de la sexualité :

Un médecin ou un sexologue pourra vous aider à effectuer un sevrage et vous aider à retrouver une sexualité épanouie. Cette dernière peut varier, au niveau de la qualité. Parce que nous sommes des êtres humains et non des machines. Penser le contraire peut être dangereux et surtout angoissant. Un ou une partenaire qui vous aime aura la patience d’attendre des jours meilleurs, quand ces pannes surviennent. La sexualité et le plaisir sont multiples. Il n’est pas seulement question de pénétration réussie ou de course à l’orgasme. La sexualité doit être vue comme un échange consenti et sensuel, comprenant une phase de préliminaires pour faire monter le désir. Parler de ses problèmes avec son ou sa partenaire peut être l’occasion aussi de faire un état de lieux de ce qui lui plait, de ce qu’il ou elle attend.

La prise de stimulants sexuels, si elle peut être envisagée à partir d’un certain âge, pour des raisons de santé qui empêcheraient une érection, n’est pas à banaliser. La prise des stimulants entraîne non seulement des problèmes de santé graves à moyen terme, mais une dépendance psychologique. Si vous vous sentez concerné, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

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